Par l'aquaboniste atrabilaire, ou princesse rabiola
Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 22:43

 

Bien contente de cette fin de journée, devant le web  documentaire ADIEU CAMARADES sur Arte

car je suis rentrée bourrée pétée     du pot délicieux offert par la chaîne Arte et sans doute les nombreux partenaires, dont la BDIC, Bibliothèque et centre de documentation internationale contemporaine (Nanterre), après l'avant-première cinéma, sur mon lieu de travail préféré, du premier épisode de la série historique documentaire, "Adieu camarades", sur la fin de l'empire communiste, de 1975 à 198? (rédition de Gorbatchev).

Où j'appprends plein de trucs sur des faits politiques qui ne me passionnaient guère quand j'avais l'âge de les vivre par procuration via la télé d'Yves Mourousi, à la fin des années 70. Plein de témoins plutôt mignons, et miens contemporains par delà l'Oural, cinquantenaires fringants, ayant vécu et éprouvé rebellions et emprisonnements, pour avoir protesté contre l'idéologie totalitaire. Même Marina Vlady, jolie septua (ou plus) défendant son aboyeur de Vladimir Vissotsky, dissident poète et chanteur dont il vaut mieux lire l'hagiographie qu'écouter les brâmements féroces. Est mort assez jeune semble-t-il (on ne dit pas comment, Brejvnev toutes et seules dents inférieures ressorties dehors coupable ? Plus gai, et pourtant tragique comique (?) ce terroriste qui fait sauter une statue de ..., en rit encore, tout fier de lui et de sa mèche de dyamite responsable de la pulvérisation symbolique du tyran, avant d'être dénoncé par un complice et de faire neuf ans de prison... Les Plastic People, groupe rock improbablement mauvais, tchèque, surtout coupable de mauvais riffs et d'un nez cassé épouvantable chez le chanteur, si ce n'est des encouragements coupables à la luxure et au sexe "compréhensibles à l'ouest chez les jeunes aux conditions sociales difficiles", comprenez qui peuvent ainsi s'évader (merci Pink Floyd et les autres d'avoir aidé à notre épanouissement hors du cocon du capitalisme...).

 

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Adieu Camarades ! 1975-1991

 

 
Vingt ans après la fin de l’URSS , Adieu Camarades ! s’empare de la période de l’effondrement du communisme entre 1975 et 1991. Extraits de films soviétiques, chansons dissidentes ou archives privées ressuscitent un monde perdu et explorent la face cachée du bloc de l’Est.  
 

 

Sympa de comprendre que nombre de sympathisants communistes des pays ayant rallié l'union et le bloc communiste après guerre, n'auraient jamais envisagé la dérive totalitaire de leurs modèles, et d'appartenir à un régime coercitif, d'où incompréhension et consternation quand les chars russes en 1968 ont envahi Prague ou Varsovie. Et curieux et surprenant (oui je ne savais pas...) que le dictateur Caucescu est passé pour un modèle et parangon de la liberté, et adoubé lors de voyages à l'étranger (la reine d'Angleterre gênée qui détourne la tête en 1978 dans son carrosse, affublée de son cavalier encombrant, ce plouc de Nicolae qui agite la main à tour de bras, fasciné par la pompe royale... avant de découvrir  le culte de la personnalité en Corée du Nord et de se faire portraiturer avec sa mégère en grand format et posture édifiante pour impressionner et assujettir le peuple roumain...) Drôle en tout cas de le voir serrer la main de Nixon et à côté de Giscard ("un bon nom pour un emprunt", ai-je entendu citer le général de Gaulle vis à propos de notre plus vif intellectuellement (à l'heure qu'il est) président de la Ve république, le vieux Valéry toujours vert, obligé à l'époque de faire bonne figure au tyran roumain.

Des gimmicks modernes, assez scolaires, pour faire comprendre et entrer dans les mémoires et consciences dates et cartes de géographie à l'Est, pas du luxe pour moi. Emploi contestable de la parole familiale de proximité, la fille du réalisateur, née dans les années 80, qui reproche à son père d'avoir préféré l'Histoire et sa carrière de journaliste à sa vie de famille. N'apporte pas grand chose et péniblement doublée, cette jolie Gagarina (!)

Comprends ce que c'est que le pacte d'Helsinki, dont les pages et passages enregistrés sur les droits de l'homme, liberté de parole, regroupement familial, portent en germe les mines de la future contestation du régime. Pourtant bâti sur la mythique destitution du fascisme, par le démantèlement du nazisme, la victoire de guerre, ayant cependant abouti à une totale négation de la liberté dans le communisme. Nous montrent des images de queues pour le raviltaillement, de tortures, d'arrestations.

Bon j'apprends tout et regarde avec intérêt (alors que je me suis cruellement endormie à la lecture de textes de Rémi Devos, avec pourtant la divine Catherine Hiegel, crinière de lionne blonde sur pull à col roulé noir, donnant la réplique vive et les yeux dans les yeux (quand elle ne fait pas, souvent hélas, la "mère endormie", donc muette, alors que folle de rage devant les vélléîtés théatreuses de son fils). Avec Alain Liebolt, l'aimais bien autrefois, aujourd'hui chauve mais toujours parfait. Prête une certaine oreille à ce texte assez facile, sur l'incompréhension d'une famille face à la vocation théâtrale d'un des leurs, fils ou frère, me parle assez, pourquoi ? Pardon Nico. Mais j'ai sommeil, et je vois de plus en plus double les comédiens tout au loin. Me réveillerai pour la fin, et me permettra d'arriver à temps pour rafler prospectus et cartes postales de pub pour la série d'Arte sus nommée, bien instructive et intéressante.

Et suivie d'un BUFFET pourvoyeur de 3 verres de rouge, 1 de blanc (rouge sur blanc, tout fout l'camp ? mouais, verrai bien), force canapés jambon foie gras fromages samosas etc. et pour finir Perrier sur petits fours sucrés, qui décidément me plaisent beaucoup moins que les premiers salés... Et je rentre plus contente que tout au long de cette première journée de la troisième semaine de l'année, morne et sans paroles (quoique, un film muet a été primé hier aux Golden globes, suis-je "The Artist" ? John of the Garden, i'm your sister mute), heureusement terminée donc par cette séance de cinéma inespérée et arrosée.

Enfances de Sempé (DR)

Grâces rendues à mes collègues vite parties dans l'après-midi, par les lectures tranquilles et non informatisées des pages émouvantes et biographiques d'Enfances de Sempé le petit Bordelais aux parents indignes, qui fut bègue, et qui longtemps après écrivit le ¨Petit Nicolas parallèlement avec Goscinny, sans réelle entente ni concertation, l'un dessinant et l'autre écrivant, chacun de son côté. A noter, Sempé était contre les "mamans" toujours dans la bouche de Nicolas, "les enfants de l'époque parlant plutôt de leur mère".

Lu aussi avec bonheur, ou regardé vite et goûlument, l'Art Book de Dupuy-Berberian, deux géniaux dessinateurs pas avares d'heures passées devant leurs carnets de voyage, de solides cahiers Canson, à faire miens vite.

mais c'est d'eux (duquel ?) cette image affiche d'expo rapportée du Festival d'Angoulême, en me l'envoyant façon mail art !!!

Le Sade up de Frank Secka, livre animé en pop up maliciuex, coquin et sadique, inspiré par le divin Marquis ; la troupe de la Comédie française s'expose au Petit Palais , peinte et sculptée par les artistes, un bonheur, mais images insoutenables des aveugles "Blind" de Sophie Calle, quel est le propos ?

Adieu, camarades, à demain, vous croiser silencieusement ou borborygmesement sur le chemin des toilettes ou du café versé solitairement dans mon gobelet vert, et compter plutôt sur les découvertes textuelles  ou sur le net pour me désempétrer de ce quotidien qui gagne...

Signé, la bureaucrate

Publié dans : un peu d'histoire - Communauté : papierlibre
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  • L'Aquaboniste atrabilaire, ou Princesse Rabiola
  • How-much-time ?
  • Femme
  • 30/05/1962
  • cinéma peinture photographie littérature théâtre
  • Mes enfants un peu grands, ma ville capitale, mon moral en bas de casse, un réseau seulement fait de métros... Pourquoi ne peut on pas passer plus de temps ailleurs qu'à Paname pourtant si riche ? Alors qu'il reste "How much time" ?

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