Partager l'article ! Des petites lumières de novembre: pour mon petit frère chéri auquel je pense de plus en plus, plus durables que les cierges déjà dépos ...
pour mon petit frère chéri auquel je pense de plus en plus, plus
durables que les cierges déjà déposés : les jolis sucres d'orge lumineux du jardin du musée du Quai Branly, où j'adore faire semblant de me perdre comme dans une forêt enchantée, quand la nuit
tombe et que les visiteurs désertent le musée, sauf les clients du resto chic et cher et lounge où nous n'irons jamais ensemble mon poupou. "Il est dans la lumière" disent les croyants, et à
l'église il n'est question que de ça. Pour que tu aies moins froid je t'envoie ces petits traits lumineux et opalescents, comme des glaçons qu'on aimerait bien mrfreezer, pour que tu sois un peu
avec moi en pensée, lumineuse donc. Je t'aime très très fort même s'il (n') est (pas) trop tard.
Un dernier pour la route qui menace d'être longue, toujours les petits bâtons de lumière de cet endroit magique. Où je me suis rendue pour voir la biennalle Photoquai 2011, un des plus
beaux endroits de Paris pour voir des photos de reportage, photographes sélectionnés venant de pays divers, grands formats formidables. Les feuilles mortes par terre, les arbres autour qui
forment un écrin à la Tour Eiffel scintillante à l'heure dite, les lumières, encore, des bâteaux-mouches, la présence de l'eau miroitante, autant de points d'intérêt pour l'oeil et autant de
points d'ancrage, en ce lieu fluvial, pour les photos exposées, plein cadre. J'ai adoré, avec moins l'effet de surprise que l'an dernier, mais regards gloutons et absorbés par exemple par
les enfants "waitening" d'adopter de nouveaux parents, pris flottant dans leurs orphelinats décatis (tiens pourquoi ça me touche plutôt qu'autre chose, ça ?) ; ou natures mortes
kitsch, rigolotes et réalisées au poil : les compotiers ou vases de fleurs impeccablement raccords avec les tissus de nappes indiennes sur le fond desquels ils se détachent. Et plein de photos de
peuples (Amérique du Sud : exercices paramilitaires douloureux et pleins de boue, les scouts à côté c'est de la gnognotte ; jeunes Chinois accoutrés à la jubilante occidentale...). Chacune
mériterait de se revoir et de s'étudier, mais avec le grand (vieux) mari manquant d'entrain et la (grande) fille pressée de retourner faire ses devoirs (mon oeil, s'appellent Facebook); et le
froid qui les saisit alors que quelle petite brise automnale bien normale, rien du tout, mais non il faut passer vite vite et ça finit le 11/11/11 et tant pis pour moi mais je l'aurais vu,
Photoquai 2011, même sans toi mon Christophore, que ce soit le Christ qui te porte désormais dans sa lumière, fiat lux.
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