Par l'aquaboniste atrabilaire, ou princesse rabiola
Mardi 8 novembre 2011 2 08 /11 /Nov /2011 22:17

DSC00601.JPGpour mon petit frère chéri auquel je pense de plus en plus, plus durables que les cierges déjà déposés : les jolis sucres d'orge lumineux du jardin du musée du Quai Branly, où j'adore faire semblant de me perdre comme dans une forêt enchantée, quand la nuit tombe et que les visiteurs désertent le musée, sauf les clients du resto chic et cher et lounge où nous n'irons jamais ensemble mon poupou. "Il est dans la lumière" disent les croyants, et à l'église il n'est question que de ça. Pour que tu aies moins froid je t'envoie ces petits traits lumineux et opalescents, comme des glaçons qu'on aimerait bien mrfreezer, pour que tu sois un peu avec moi en pensée, lumineuse donc. Je t'aime très très fort même s'il (n') est (pas) trop  tard.DSC00607.JPG

 Un dernier pour la route qui menace d'être longue, toujours les petits bâtons de lumière de cet endroit magique. Où je me suis rendue pour voir la biennalle Photoquai 2011, un des plus beaux endroits de Paris pour voir des photos de reportage, photographes sélectionnés venant de pays divers, grands formats formidables. Les feuilles mortes par terre, les arbres autour qui forment un écrin à la Tour Eiffel scintillante à l'heure dite, les lumières, encore, des bâteaux-mouches, la présence de l'eau miroitante, autant de points d'intérêt pour l'oeil et autant de points d'ancrage, en ce lieu fluvial, pour les photos exposées, plein cadre. J'ai adoré, avec moins l'effet de surprise que l'an dernier, mais regards gloutons et absorbés par exemple par les enfants "waitening" d'adopter de nouveaux parents,  pris flottant dans leurs orphelinats décatis (tiens pourquoi ça me touche plutôt qu'autre chose, ça ?) ; ou natures mortes kitsch, rigolotes et réalisées au poil : les compotiers ou vases de fleurs impeccablement raccords avec les tissus de nappes indiennes sur le fond desquels ils se détachent. Et plein de photos de peuples (Amérique du Sud : exercices paramilitaires douloureux et pleins de boue, les scouts à côté c'est de la gnognotte ; jeunes Chinois accoutrés à la jubilante occidentale...). Chacune mériterait de se revoir et de s'étudier, mais avec le grand (vieux) mari manquant d'entrain et la (grande) fille pressée de retourner faire ses devoirs (mon oeil, s'appellent Facebook); et le froid qui les saisit alors que quelle petite brise automnale bien normale, rien du tout, mais non il faut passer vite vite et ça finit le 11/11/11 et tant pis pour moi mais je l'aurais vu, Photoquai 2011, même sans toi mon Christophore, que ce soit le Christ qui te porte désormais dans sa lumière, fiat lux.DSC00605.JPG

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Publié dans : christophe and more
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  • L'Aquaboniste atrabilaire, ou Princesse Rabiola
  • How-much-time ?
  • Femme
  • 30/05/1962
  • cinéma peinture photographie littérature théâtre
  • Mes enfants un peu grands, ma ville capitale, mon moral en bas de casse, un réseau seulement fait de métros... Pourquoi ne peut on pas passer plus de temps ailleurs qu'à Paname pourtant si riche ? Alors qu'il reste "How much time" ?

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