un peu d'histoire

Par L'Aquaboniste atrabilaire, ou Princesse Rabiola
Dimanche 6 mai 2012 7 06 /05 /Mai /2012 23:50

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François Hollande, un président posé, pas hystérique, brillant, qui a de l'humour, qui va nous aider à sortir de la crise, I hope so. Espoir, courage, changement.

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Par l'aquaboniste atrabilaire, ou princesse rabiola
Mardi 13 mars 2012 2 13 /03 /Mars /2012 18:22

Retournée au Quai Branly, aux objets mystérieux arrachés de leurs contrées signifiantes, innoffensifs sous les vitrines, mais gare à qui s'en approche trop, les masques, les lourds tissus chamarrés, les sculptures, les objets ont une histoire et ne se sont pas toujours tenus tranquille sur cette rive de Seine. Peu de public en général pour leur tourner autour, ils conservent d'autant plus leur part de mystère, dans ce musée aux lumières tamisées, au parcours sinueux, dans lequel il faudrait se plonger, mais a t-on les clés.

J'y vais pour voir l'exposition "Exhibitions : l'invention du sauvage",

comprendre les expositions coloniales montreuses d'"autres", "the others", freaks (les vrais, certains Homme lion ou Femme à barbe, ou obèse, ayant vraîment joué dans le film éponyme de Tod Browning). Le catalogue, plaisamment contemplé et analysé il y peu, est infiniment plus riche de détails et d'explications, et je le déplore sur le cahier de remarques, mais reste, et c'est formidable, les quelque 500 images de toutes sortes (peintures, sculptures, objets et surtout affiches, et aussi cartes postales) retraçant l'histoire méconnue de la représentation de l'autre, strange stranger, étrange étranger, qu'il soit Noir, Jaune, Rouge, homosexuel, mongolien (la vidéo de la fin d'expo), bref différent, donc effrayant.

Une histoire en creux de l'origine des représentations du racisme, avec la justification colonialiste.

Sous couvert de spectacles, de cirques à flonflons, de foires alléchantes annoncées par ces affiches colorées, aux accroches ne reculant devant rien : vous allez voir "The missing link", le chaînon manquant de Darwin (intéressante sculpture de singe en bronze contemplant interrogativement un crâne humain, assis sur une pile de livres...), soit "What is it", aimable Noir recouvert d'un costume de poils, dans les années 10 aux États-Unis, sûr que l'homme descend du singe... "On les a bien eus', dira l'Afro-américain à sa soeur sur son lit de mort.

Images bien sûr des expositions coloniales, une époque où les jardins d'acclimation n'avaient pas que des relents de barbe à papa, mais

 

d'exploitation humaine, de cynisme et de suffisance occidentale.

Une belle leçon contre le, les racismes, orchestrée par le footballeur Lilian Thuram.

J'en retiendrai aussi la Vénus hottentote, de son vrai nom Saartjie Baartman,  Africaine du Sud stéapyge, aux fesses plus que rebondies, ramenées du Cap par ses maîtres boers (temps de l'esclavage pas aboli), pour mourir à Londres (?), où elle sera savamment disséquée. Pourquoi "hottentote" ? Le nom donné par les Hollandais à cette peuplade africaine, aux noms et à la langue si difficile à prononcer qu'elle leur évoquait un bégaiement, hot-tent-tot, on en a le hoquet...

 

Et aussi mes jumeaux Chang et Eng, frères siamois ramenés au XIXe siècle de Thaïlande (Siam, d'où le mot) par Barnum himself, pour être exhibés à travers les États-Unis puis l'Europe. Ils feront fortune et se marieront avec deux soeurs, et à la soixantaine, l'un décèdera 3 heures plus tard que l'autre, toujours unis par leur "lien", une bande de peau renfermant nerfs etc. J'avais déjà eu vent de ces deux inséparables par la lecture de l'excellent qui m'avait accroché durant l'été 2010.

 

C'est Buffalo Bill, William (Bill) Cody, ex chercheur d'or, combattant aux côtés du général Custer, puis tueur émérite de bisons -buffalo, en anglais (pour exterminer les Indiens, idée de leur retirer leur moyen de survie) qui s'en sortirait presque le mieux, avec son cirque ambulant, le Buffalo Bill's Wild West show, il a permis la conservation et l'observation des coutumes indiennes... A remarquer, de belles photos de portraits d'Indiens en NetB, prises à l'époque par une photographe (allemande ?), séduite par leurs visages hiératiques, superbe Thunder, entre autres, semblant nous dévisager, à leur tour. Aujourd'hui, les enfants ne connaissent plus que Buffalo Grill...

  

Et aussi, bonheur à l'aller comme au retour : le (petit) parcours merveilleux de la rivière vidéo enchantée de l'artiste Charles Sandison, installation vidéo immergeant les visiteurs dans des flots de mots blancs, projetés en cascade sur le sol et les bas côtés du sentier qui va de l'entrée du musée aux salles d'exposition, on se noie visuellement dans ce tourbillon de mots, vite happer quelques mots, dans toutes les langues, on lècherait le sol. Très bonne idée, que j'espère pérenne, où à renouveler sous une forme approchante par un autre artiste, ou le même. C'est trop bien, marche rafraichissante et poétique, qui pallierait presque l'absence de cafétéria à l'intérieur des espaces... Il faut commencer ou finir par aborder les tables du café à l'extérieur, vue imprenable sur la Tour Eiffel.

 

 

Et toujours ces merveilleux petits candélabres lumineux, bâtons de sucre d'orge blancs, bleus ou verts, offrant leur transparence de glaçons de lumière, dans la forêt enchantée, même si jardin parisien, à la nuit, quand on sort du musée. En voici quelques photos, prises l'hiver dernier. J'aime cet endroit, et je ne suis pas la seule, tous les appareils photo sont de sortie. Et on a pas envie de s'y diriger, vers la sortie, ou alors prolonger la marche sur les flots, passerelle sur la Seine, dernier coup d'oeil sur la pleine lune, s'engouffrer dans le 72.

 

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Par l'aquaboniste atrabilaire, ou princesse rabiola
Lundi 16 janvier 2012 1 16 /01 /Jan /2012 22:43

 

Bien contente de cette fin de journée, devant le web  documentaire ADIEU CAMARADES sur Arte

car je suis rentrée bourrée pétée     du pot délicieux offert par la chaîne Arte et sans doute les nombreux partenaires, dont la BDIC, Bibliothèque et centre de documentation internationale contemporaine (Nanterre), après l'avant-première cinéma, sur mon lieu de travail préféré, du premier épisode de la série historique documentaire, "Adieu camarades", sur la fin de l'empire communiste, de 1975 à 198? (rédition de Gorbatchev).

Où j'appprends plein de trucs sur des faits politiques qui ne me passionnaient guère quand j'avais l'âge de les vivre par procuration via la télé d'Yves Mourousi, à la fin des années 70. Plein de témoins plutôt mignons, et miens contemporains par delà l'Oural, cinquantenaires fringants, ayant vécu et éprouvé rebellions et emprisonnements, pour avoir protesté contre l'idéologie totalitaire. Même Marina Vlady, jolie septua (ou plus) défendant son aboyeur de Vladimir Vissotsky, dissident poète et chanteur dont il vaut mieux lire l'hagiographie qu'écouter les brâmements féroces. Est mort assez jeune semble-t-il (on ne dit pas comment, Brejvnev toutes et seules dents inférieures ressorties dehors coupable ? Plus gai, et pourtant tragique comique (?) ce terroriste qui fait sauter une statue de ..., en rit encore, tout fier de lui et de sa mèche de dyamite responsable de la pulvérisation symbolique du tyran, avant d'être dénoncé par un complice et de faire neuf ans de prison... Les Plastic People, groupe rock improbablement mauvais, tchèque, surtout coupable de mauvais riffs et d'un nez cassé épouvantable chez le chanteur, si ce n'est des encouragements coupables à la luxure et au sexe "compréhensibles à l'ouest chez les jeunes aux conditions sociales difficiles", comprenez qui peuvent ainsi s'évader (merci Pink Floyd et les autres d'avoir aidé à notre épanouissement hors du cocon du capitalisme...).

 

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Adieu Camarades ! 1975-1991

 

 
Vingt ans après la fin de l’URSS , Adieu Camarades ! s’empare de la période de l’effondrement du communisme entre 1975 et 1991. Extraits de films soviétiques, chansons dissidentes ou archives privées ressuscitent un monde perdu et explorent la face cachée du bloc de l’Est.  
 

 

Sympa de comprendre que nombre de sympathisants communistes des pays ayant rallié l'union et le bloc communiste après guerre, n'auraient jamais envisagé la dérive totalitaire de leurs modèles, et d'appartenir à un régime coercitif, d'où incompréhension et consternation quand les chars russes en 1968 ont envahi Prague ou Varsovie. Et curieux et surprenant (oui je ne savais pas...) que le dictateur Caucescu est passé pour un modèle et parangon de la liberté, et adoubé lors de voyages à l'étranger (la reine d'Angleterre gênée qui détourne la tête en 1978 dans son carrosse, affublée de son cavalier encombrant, ce plouc de Nicolae qui agite la main à tour de bras, fasciné par la pompe royale... avant de découvrir  le culte de la personnalité en Corée du Nord et de se faire portraiturer avec sa mégère en grand format et posture édifiante pour impressionner et assujettir le peuple roumain...) Drôle en tout cas de le voir serrer la main de Nixon et à côté de Giscard ("un bon nom pour un emprunt", ai-je entendu citer le général de Gaulle vis à propos de notre plus vif intellectuellement (à l'heure qu'il est) président de la Ve république, le vieux Valéry toujours vert, obligé à l'époque de faire bonne figure au tyran roumain.

Des gimmicks modernes, assez scolaires, pour faire comprendre et entrer dans les mémoires et consciences dates et cartes de géographie à l'Est, pas du luxe pour moi. Emploi contestable de la parole familiale de proximité, la fille du réalisateur, née dans les années 80, qui reproche à son père d'avoir préféré l'Histoire et sa carrière de journaliste à sa vie de famille. N'apporte pas grand chose et péniblement doublée, cette jolie Gagarina (!)

Comprends ce que c'est que le pacte d'Helsinki, dont les pages et passages enregistrés sur les droits de l'homme, liberté de parole, regroupement familial, portent en germe les mines de la future contestation du régime. Pourtant bâti sur la mythique destitution du fascisme, par le démantèlement du nazisme, la victoire de guerre, ayant cependant abouti à une totale négation de la liberté dans le communisme. Nous montrent des images de queues pour le raviltaillement, de tortures, d'arrestations.

Bon j'apprends tout et regarde avec intérêt (alors que je me suis cruellement endormie à la lecture de textes de Rémi Devos, avec pourtant la divine Catherine Hiegel, crinière de lionne blonde sur pull à col roulé noir, donnant la réplique vive et les yeux dans les yeux (quand elle ne fait pas, souvent hélas, la "mère endormie", donc muette, alors que folle de rage devant les vélléîtés théatreuses de son fils). Avec Alain Liebolt, l'aimais bien autrefois, aujourd'hui chauve mais toujours parfait. Prête une certaine oreille à ce texte assez facile, sur l'incompréhension d'une famille face à la vocation théâtrale d'un des leurs, fils ou frère, me parle assez, pourquoi ? Pardon Nico. Mais j'ai sommeil, et je vois de plus en plus double les comédiens tout au loin. Me réveillerai pour la fin, et me permettra d'arriver à temps pour rafler prospectus et cartes postales de pub pour la série d'Arte sus nommée, bien instructive et intéressante.

Et suivie d'un BUFFET pourvoyeur de 3 verres de rouge, 1 de blanc (rouge sur blanc, tout fout l'camp ? mouais, verrai bien), force canapés jambon foie gras fromages samosas etc. et pour finir Perrier sur petits fours sucrés, qui décidément me plaisent beaucoup moins que les premiers salés... Et je rentre plus contente que tout au long de cette première journée de la troisième semaine de l'année, morne et sans paroles (quoique, un film muet a été primé hier aux Golden globes, suis-je "The Artist" ? John of the Garden, i'm your sister mute), heureusement terminée donc par cette séance de cinéma inespérée et arrosée.

Enfances de Sempé (DR)

Grâces rendues à mes collègues vite parties dans l'après-midi, par les lectures tranquilles et non informatisées des pages émouvantes et biographiques d'Enfances de Sempé le petit Bordelais aux parents indignes, qui fut bègue, et qui longtemps après écrivit le ¨Petit Nicolas parallèlement avec Goscinny, sans réelle entente ni concertation, l'un dessinant et l'autre écrivant, chacun de son côté. A noter, Sempé était contre les "mamans" toujours dans la bouche de Nicolas, "les enfants de l'époque parlant plutôt de leur mère".

Lu aussi avec bonheur, ou regardé vite et goûlument, l'Art Book de Dupuy-Berberian, deux géniaux dessinateurs pas avares d'heures passées devant leurs carnets de voyage, de solides cahiers Canson, à faire miens vite.

mais c'est d'eux (duquel ?) cette image affiche d'expo rapportée du Festival d'Angoulême, en me l'envoyant façon mail art !!!

Le Sade up de Frank Secka, livre animé en pop up maliciuex, coquin et sadique, inspiré par le divin Marquis ; la troupe de la Comédie française s'expose au Petit Palais , peinte et sculptée par les artistes, un bonheur, mais images insoutenables des aveugles "Blind" de Sophie Calle, quel est le propos ?

Adieu, camarades, à demain, vous croiser silencieusement ou borborygmesement sur le chemin des toilettes ou du café versé solitairement dans mon gobelet vert, et compter plutôt sur les découvertes textuelles  ou sur le net pour me désempétrer de ce quotidien qui gagne...

Signé, la bureaucrate

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  • L'Aquaboniste atrabilaire, ou Princesse Rabiola
  • How-much-time ?
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  • cinéma peinture photographie littérature théâtre
  • Mes enfants un peu grands, ma ville capitale, mon moral en bas de casse, un réseau seulement fait de métros... Pourquoi ne peut on pas passer plus de temps ailleurs qu'à Paname pourtant si riche ? Alors qu'il reste "How much time" ?

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