Un dimanche de plus à ne rien faire du tout
Stockage de mes articles présents et à venir, par ordre antéchronologique, le plus récent tout devant, on range comme on peut. Bribes de mémoire sauvegardées ici à la va comme je te pousse, mais qui ne me tomberont plus hors de la tête.
Je débute je débute youpi quel pied, enfin pour moi, parce que des lecteurs je n'y crois pas je n'y compte même pas, ceci est un one way blog je dirais, juste une histoire entre moi et moi, enfin je ne refuse personne mais qui irait voir les ratiocineries d'une pauvre fille lunatique ??? Que moi vous-dis je, et oui pourtant je dis "vous" comme si que y'allait en avoir des lecteurs de mes pauvres bêtises. Meuh non, c'est juste que comme j'écris (graphologiquement) comme une patate, avec des mots mal léchés, mal tournés, que même moi je ne les reconnais qu'à peine quand vient la relecture, euh bin j'ai pensé me servir des serveurs gracieusement offert en complément de nos critériums (voyez ça situe l'âge) ou bics quatre couleurs, et de nos carnets répertoire à spirale. Que je n'abandonne pourtant pas à leurs tiroirs, mais quoi, un peu de numérique pour fixer les pensées (tout de suite les grands mots) ne peut pas nuire.
"La première pulsion est la réalité : le corps, moi, ce que je vois...", dit le peintre Michel Macréau, qui peint des faces de clown pas si loin de mon Georges Rouault préféré, ou d'un Dubuffet.
Ici la clown sera souvent triste, pardonnez..
Et puis l'effet "parlez moi d'moi, y' qu' ça qui m'intéresse", c'est tout moi ça, et toute modestie mise à part dans l'analogie, si ce bon vieil exquisite de Proust est certes le maître absolu de l'analyse et de l'introspection, il n'est jamais aussi agréable à lire que quand il parle de ses relations avec la société du microcosme de l'aristocratie parisienne du XIXe, observation fine et drôle, oui Proust c'est très rigolo, des rapports sociaux. Alors ici on en trouvera pas beaucoup, des rapports sociaux, de la peinture sociale, de l'interactivité et autres (absence totale ou presque de commentaires en trois ans, ndlc en 2012...).
Bon donc "how much time", parce que d'une part mon papounet Jeannot était un drôle de vachement bon prof agrégé d'anglais, mais las comme il le dît lui-même sur un lit de la dernière heure, "je suis un agrégé qui se désagrège". Moi même n'en suis pas là encore, mais parler ou écrire un peu d'anglais me fait toujours penser à lui et plus près des nuages, enfin vous comprenez.
Et combien de temps, combien de temps, Stéphane Eicher a eu la réponse un temps, moi je n'en sais rien, je gère ça très très mal et encore hier samedi et aujourd'hui dimanche j'ai dormi lamentablement dans un lit à peine fait, l'après-midi, au lieu de vaquer à toutes mes petites occupations de fourmi. Pas la première fois que ça m'arrive. Pas mis le nez dehors, excepté hier matin pour une coloscopie passée comme une lettre à la poste, et un polype de moins et un, papa je n'aurais sans doute pas ta maladie mortelle. J'ai eu le plaisir de montrer mes fesses par la fente de la chemise ouverte dans le dos gracieusement prêtée par la clinique, sans pudeur aucune, aux trois autres occupantes de la chambrée, et je n'ai même pas pris la peine de me raser les cuisses, c'est pas tous les jours qu'on s'amuse. Par contre les bonnes habitudes se perdent, devenu difficile de nos jours de trouver un anesthésiste qui vous regarde dans les yeux (vous les vôtres sont voilés par le masque à oxygène) et compte à rebours de dix à zéro, mais vous n'avez jamais pu dépasser six. Là, le doc marrant vous assène un "dodo", vous tourne le dos, vous êtes désespérée à l'idée que non vous n'êtes pas du tout endormie et qu'il serait vraîment dommage qu'on vous introduise sauvagement l'endoscope dans le fondement, comme ça immédiatement et sans vaseline, mais non hop vous n'y êtes déjà plus.
Moi non plus d'ailleurs, quel bon prétexte cette anesthésie générale, je vais redormir, dodo donc once again, jusqu'à l'awful métro de demain matin, celui de la ligne 13, celle qui vous serre dans les bras des autres à vous donner des envies de désert, mais ce ne sera sûrement pas le cas encore demain, monday bloody monday.
[écrit en 2014 : à souhaiter que ce blog n'apparaisse pas trop comme le Journal d'une folle, à l'image de celui de Gogol (déjà bien nommé) : "Journal d'un fou". L'histoire d'un fonctionnaire subalterne qui sombre dans la paranoïa à la suite d'une série de déceptions, jusqu'à succomber à la démence]
Cependant comme c'est bien plus drôle d'être lue, connue, appréciée, césarisée (ça c'est fait par trois fois, et sans statuette), oscarisée, eh bien j'ai choisi de m'inscrire dans un chouette annuaire qui pose des tas de bonnes questions pour procéder à l'inscription de son blog...
C'est là : WebRankInfo
et qui l'eût cru, le 7/1/2014, quelques années de ma vie plus tard, j'apparais sur la page 1 des résultats "meilleurs blogs journal intime Overblog : http://www.over-blog.com/blog-annuaire-1-journalintime.html , avec cet encart :
How-much-time ?
Combien de temps devant soi ? Éviter de trop le perdre, et laisser une petite trace quelque part, ici peut-être ? Du passé ne faisons pas table rase, le présent me rase et l'avenir me barbe, jetons…
mais rien ne dure toujours, how much time d'ailleurs ?
Retrouvez mon site How much time blog dans la catégorie Internet : Site perso à l'adresse : link
Bien des années après que j'ai écrit cet incipit digne de "longtemps je me suis couché de bonne heure", soit un bien banal "je débute", je remarque que le numéro d'enregistrement de ce blog sous les auspices de l'algorythme d'Overblog est : 1470579.
A l'intérieur de cette suite numérique on peut séparer des duos de chiffres formant numéro, soit dans l'ordre
- 47 comme le Lot-et-Garonne de mon père, vive Masquières
- 05 comme mon mois de naissance
- 79 comme les Deux-Sêvres de ma mère, vive Magné !
Numérologie à deux balles, qui pour moi veut dire beaucoup. Merci pour le matricule de SS.
